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Every day is Halloween

Everyday Is Halloween est un jeu de Patrice Crespy, paru chez les XII Singes.

Peu convaincu par le système DK, j'ai préféré utiliser des règles du Système Fu (en anglais), mâtiné des trouvailles de Cédric Ferrand, pour Wastburg, toujours chez les XII singes, et de leur adaptation par Laurent Bernasconi dans le Casus Belli « reloaded » n°7.

Quoiqu'il en soit, au programme de cette catégorie, des adaptations de règles, du background et probablement plus si j'en ai le temps...

Quelques endroits pour Everyday Is Halloween : Enfer

- La Mine de Baal-Moloch est une véritable dévoreuse d’hommes. Il faut les voir, les petites silhouettes des ouvriers, disparaître chaque matin entre les hauts fourneaux qui recrachent, jour comme nuit, des rivières rouges d’acier brûlant. Les travailleurs qui rentrent dans le ventre de la « bête » ne peuvent s’empêcher de se demander si leur nom figurera cette année sur la liste des sacrifiés à l’autel de la productivité : les patrons, peu scrupuleux, rognent sur toutes le dépenses possibles et la sécurité en pâtit. Effondrements, poches de gaz, les accidents sont légions et l’exploitation de la mine réclame son lot de victimes…

Quelques endroits pour Everyday Is Halloween : Rosamundland

- Dans les hauteurs de Rosamundland, je connais une cathédrale en carton pâte, un trompe l’œil ramolli par l’humidité et le smog. Les tentes des bateleurs s’y blottissent, les aboyeurs y abondent, ainsi que les cracheurs de feu et les dresseurs de puces. J’y ai même une amie qui s’y cambre, souple comme une ronce, au fil de subtiles danses exotiques, dans une de ces tentes cirées et poisseuses qui s’appuient entre des colonnades creuses. Décor d’opérette, j’ai usé ma gabardine contre tes murs sans relief. J’ai frissonné quand le vent faisait trembler tes perspectives plates et que les bourrasques de mars gonflaient tes chantournés de toile comme les voiles d’un navire, retenues par leurs étais.  J’ai partagé mes ivresses avec tes gargouilles en toc, et pourtant tu ne restes qu’une façade, un trompe l’œil en deux dimensions, un carton bariolé, tout juste bon à habiter le fond des scènes de théâtre, et  qui ne s’ouvre que sur du vide.

Quelques endroits pour Everyday Is Halloween : Katzenjammer

- Je connais un gnome affable et légèrement dérangé, au fond d’une cour brumeuse et secrète du quartier de Katzenjammer  et qui fait des répliques en chocolat : saucissons, fromages, mitrailleuses Thompson à camembert, et même des mains, plus vraies que nature, et croustillantes de praliné feuilleté. Son arrière salle ressemble à un cabinet de dissection, étalage d’organes divers et de visages figés, aux cils de nougatine. On raconte que l’on peut même se faire fabriquer un double de soi-même, plus vrai que nature, et calme comme la mort, la peau veinée de marbrures chocolatées, les yeux comme des berlingots, fixant inutilement le vide.  Quelle drôle d’idée me direz-vous et qui achèterait de telles horreurs ? Je n’en sais rien. Je n’ai jamais croisé le moindre client. Mais pourtant la boutique prospère, riche en arômes et en mystères…